PLR.Communiqué AP.2004-06-02

 

2 juin 2004 

 

La médecine de transplantation sera uniforme en Suisse

 

Après le Conseil national, le Conseil des Etats a adopté la loi sur la transplantation d'organes - Quelques divergences –


Berne (AP) La Suisse ne sera plus le seul pays européen ne disposant pas d'une législation uniforme sur la transplantation d'organes: après le Conseil national en décembre dernier, la Chambre des cantons a adopté mercredi - par 26 voix contre trois - la loi sur la transplantation d'organes, de tissus et de cellules. Quelques divergences séparent les deux Chambres. Cette loi devrait entrer en vigueur en 2006.
L'un des points essentiels concerne le consentement du donneur. Pour qu'un prélèvement soit légal, il faut que le donneur y ait consenti avant son décès. En l'absence d'un tel consentement, il faut alors que les proches aient donné leur accord. Autres dispositions importantes: la gratuité du don et l'interdiction de faire le commerce d'organes humains.» Cette loi est importante parce que tout ce qui touche à la médecine de transplantation suscite des espoirs et aussi des craintes: on le voit bien à travers la polémique et à travers les émotions qui ont été soulevées par l'accident qui a eu lieu en avril à l'Hôpital universitaire de Zurich», a observé le conseiller fédéral Pascal Couchepin.
Avant de passer à l'examen de détail, les sénateurs ont rejeté une proposition de renvoi en commission émanant de Carlo Schmid (PDC/AI). L'Appenzellois a vivement critiqué le projet, lui reprochant notamment de gonfler l'appareil étatique et d'augmenter encore les coûts de la santé. Mais c'est par 27 voix contre 10 que sa proposition de renvoi a été refusée.

Pour une déclaration sur le permis de conduire
La pénurie d'organes exige que l'attribution soit réglée aussi équitablement que possible. Il va de soi que les critères médicaux doivent primer sur toute autre considération, a relevé la présidente de la Commission Christiane Brunner (PS/GE). «Mais puisqu'il faut bien limiter le cercle des receveurs, la Commission a proposé de ne retenir que le critère du domicile en Suisse comme autre critère prépondérant», a expliqué la Genevoise. Le plénum a suivi sa Commission.
Rien qu'en l'an 2000, 50 personnes sont mortes parce qu'elles n'ont pas pu bénéficier d'une greffe d'organe, a-t-elle poursuivi. Sachant que le manque d'organes n'est pas dû à un manque de sensibilité de la population, mais plutôt à un manque d'informations, la Commission a proposé de faciliter le don d'organes par le biais d'une déclaration facultative sur le permis de conduire. «Cette mesure simple pourrait sauver des centaines de vies», a dit Christiane Brunner.
Une minorité de la Commission, emmenée par Erika Forster (PRD/SG) et soutenue par Pascal Couchepin, s'est opposée à cette proposition, estimant que le don d'organes était une affaire privée qui n'avait rien à faire sur un document officiel. Mais, par 22 voix contre 16, le Conseil des Etats a décidé de donner au Conseil fédéral la possibilité de prévoir cette mention dans le permis de conduire. Ce qui n'a pas fait changer d'avis le ministre de la santé: «Aussi longtemps que je serai au Conseil fédéral, je n'utiliserai pas cette compétence. »
Le dossier retourne au Conseil national.

 

AP
mt/p


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PLR.Communiqué.Interpharma.04-06-06.doc

Source : http://www.interpharma.ch/fr/274.asp

 

 

Transplantation

 

 

Les transplantations sauvent la vie et abaissent en même temps les coûts

La première transplantation cardiaque, réalisée en 1967 en Afrique du Sud, a rendu célèbre le Professeur Barnard dans le monde entier. Mais le patient mourut déjà au bout de 18 jours. Depuis lors, les chances de survie des patients transplantés se sont toutefois considérablement améliorées. Grâce aux médicaments nouveaux et innovants, la fréquence des complications sévères - telles qu'infections virales et rejets d'organes - a pu être réduite dans des proportions massives au cours de ces dernières années. Un an après une transplantation rénale, le taux de survie est aujourd'hui supérieur à 97%.

Désormais, à côté des reins et du cœur, on peut aussi transplanter les poumons, le foie et le pancréas. Compte tenu de la pénurie d'organes, le don d'organes par des personnes vivantes revêt une importance de plus en plus grande. Mais cela non plus ne suffit pas à couvrir la demande. En l'occurrence, la transplantation contribue à sauver des vies ou tout au moins à améliorer considérablement la qualité de vie, tout en aidant à abaisser les coûts de traitement. Car la transplantation est un traitement efficient en matière de coûts: Dès la deuxième année, en effet, une transplantation rénale, par exemple, coûte moins qu'une dialyse.

De nombreux patients sont dans l'attente d'une greffe d'organe. La qualité de vie et l'espérance de vie de ces personnes diminuent de jour en jour. Pour les sauver, un don d'organes est souvent la seule solution possible. Chaque année, rien qu'en Suisse, une cinquantaine de personnes décèdent après avoir attendu en vain un organe disponible. Or, chacun d'entre nous peut se trouver soudain dans une situation où sa vie dépendra d'un don d'organes. Avec un don d'organes, on peut faire don d'une vie. Ou recevoir soi-même ce don.